Personnalité difficile : et si c’était vous le problème ?

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Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais gérer certains collègues ou certains collaborateurs relève du cauchemar. Vous avez rencontré au moins certains d’entre eux :

  • Celui qui acquiesce à ce que vous dites, mais quelques jours plus tard, rien n’est fait.
  • Celui qui vous critique en pleine réunion, devant tout le monde.
  • Le collaborateur paresseux : même les autres s’en plaignent. Enfin, ils s’en plaignent en tête à tête dans votre bureau, sans témoin.
  • Celui qui s’attribue vos réussites.
  • Celui qui sait tout.
  • Celui qui n’est jamais content.
  • Celui qui ne vous adresse pas la parole, qui ne vous dit pas bonjour.
  • Celui qui vous remercie chaudement quand vous lui rendez service mais qui n’a jamais le temps de vous rendre la pareille.

Peut-être … êtes-vous trop gentil.

Ça se produit régulièrement : votre collègue entre dans votre bureau, charmant, il plaisante avec vous et vous voilà avec du travail supplémentaire. Il n’y aurait pas de problème si à chaque fois que vous lui demandez un service, il n’était pas vraiment, vraiment, vraiment désolé mais il n’a pas le temps.
Pourquoi changerait-il ? Il sait qu’il n’a même pas besoin de vous rendre la pareille.

Prévenir

Chaque fois que vous rendez service à un collègue, pensez à utiliser le levier de la réciprocité. Quand votre collègue vous remercie, dites :
“Je vous en prie, je suis certain que vous agirez de même lorsque je vous demanderai un service.”
Non, le fait que votre collègue vous ait remercié chaudement ne suffit pas. Il doit se comporter de la même manière avec vous. Et en le disant, vous annoncez clairement ce que vous attendez.

Guérir

Comment faire ? Refuser de lui rendre un service ? Vous pensez qu’il ne va pas se gêner ! C’est un coup à recevoir un appel de votre boss : « Nous n’avons pas pu faire X parce que vous n’avez pas fait Y. »

Pas question de recevoir ce coup de fil. Vous préférez éviter un conflit ! Par conséquent, vous êtes surchargé de travail dont votre boss n’est même pas conscient !
Corrigez-vous graduellement : pas question de dire non en argumentant que la dernière fois que vous lui avez demandé un service, il vous l’a refusé.

  • Décrivez-lui la situation. Etes-vous en train de travailler pour quelque chose d’important pour l’entreprise ? Devez-vous faire passer sa demande avant d’autres demandes (à citer) ?
  • Donnez-lui une estimation du temps nécessaire au service qu’il vous demande.
  • A utiliser en dernier recours : dites oui et ne faites rien ! Attendez d’avoir la même demande d’autres personnes. Vous saurez ainsi que sa demande est importante. Et vous éviterez de passer pour la personne qui bloque.

Peut-être … vous prenez-vous pour la victime ?

“Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument.” Lord Acton.

Votre boss est nul, disons-le carrément. Voilà, vous êtes victime d’un chef abruti. Si vous n’y arrivez pas, ce n’est pas de votre faute, mais de celle de votre boss. Eh bien, votre attitude est trop facile : elle ne vous fera pas avancer d’un pouce ! Vous n’y pouvez rien ? Bien sûr que si !
Certes, vous n’avez pas le pouvoir de changer votre chef. Mais vous avez le pouvoir de changer vos réactions !

Ne renoncez jamais à ce pouvoir !

Prévenir

Vous avez un nouveau chef et vous regrettez l’ancien. Ca commence mal ! Ca commence mal pour vous et pour lui. Croyez-vous qu’il ne s’en rend pas compte ? Croyez-vous qu’il a envie de vous faire confiance ? De travailler avec vous ?
Alors faites-lui confiance ! Il n’est pas votre ancien chef mais quelles sont ses qualités ? Que peut-il vous apporter ?
Et surtout, que pouvez-vous lui apporter ? Une fois que vous aurez trouvé, faites-le lui savoir. Immédiatement !

Guérir

Confrontez-vous à la réalité. Il y a sans doute des comportements que vous pouvez améliorer. Faites ce test .
Vous devez vous améliorer ? Prenez immédiatement les actions correctives qui s’imposent.
Vous ne pouvez rien faire ? Si ! Vous pouvez au moins apprendre de cette expérience .

Peut-être … n’avez-vous pas pris le temps de comprendre son problème.

Impossible de faire travailler ce collaborateur ! Il met un temps infini à faire quelque chose … quand il le fait. Il arrive en retard tous les matins, il remet ses rapports en retard … quand il les remet. Ce qui vous laisse souvent devant des choix désagréables : faire son travail à sa place, ou rester tard le soir pour que votre rapport à vous soit remis à l’heure.

Prévenir

Prenez le temps d’expliquer vos attentes : en quoi ce rapport est important, en quoi ses collègues vont être perturbés si ce rapport n’est pas remis en temps et en heure. Demandez un engagement : “je compte sur toi pour effectuer cette tâche.”

Guérir

Vous devez avoir une conversation: énoncez les faits sans jugement. Expliquez qu’une personne a dû rester tard pour terminer le travail.
Posez des questions : quelles ont été ses difficultés ? Est-il compétent pour rédiger ce rapport ? A-t-il besoin d’aide ? D’une formation ?
Donnez-lui les moyens de réussir.

Peut-être … vous racontez-vous des histoires.

Encore une fois, votre collègue ou votre boss vient de vous frôler sans vous saluer. Et quand vous entrez dans son bureau pour lui parler, il continue de travailler sans lever la tête. Et vous en déduisez qu’il a un problème avec vous.

Prévenir

Lorsque vous êtes confronté à ce genre de situation, posez-vous deux questions :
1. Quels sont les faits ?
2. Quelle est l’histoire que je me raconte à propos de ces faits ?
Votre point de vue (il ne me supporte pas, il ne veut pas me voir) n’est pas forcément la seule appréciation possible. Se comporte-t-il de la même façon avec tout le monde ?

Guérir

Mettez-vous à la place de cette personne. Il est possible que son point de vue soit différent : elle peut penser vous avoir croisé plus tôt dans la journée, elle peut être absorbée dans ses réflexions, elle peut avoir un travail très urgent à finir.
En vous mettant à la place de votre collègue, vous pouvez comprendre son comportement. Vous faites preuve d’empathie et vous ne vous sentez plus dévalorisé.

Peut-être … avez-vous des difficultés à accepter les critiques.

Vous avez travaillé dur et vous présentez votre projet en réunion. Un de vos collègues critique votre projet.

Prévenir

S’il assiste à cette réunion, c’est qu’il est concerné. Vous (ou votre boss) estimez qu’il est partie prenante d’une manière ou d’une autre. Dans ce cas, vous devez avoir un entretien avec lui pour connaître son opinion sur le sujet avant de présenter votre projet.

Guérir

Vous en avez déjà discuté et à aucun moment, il ne vous a fait part de sa critique. C’est une manière de se valoriser… en vous dévalorisant !
Reformulez ce qu’il dit pour être certain d’avoir compris. Demandez-lui quelle solution il préconise et notez-là, en lui promettant de revenir vers lui.

Peut-être … manquez-vous de confiance en vous.

Autour de la machine à café, votre collègue affirme haut et fort qu’il connaît bien la société, et surtout le patron, et qu’il sait ce qu’il faut faire. D’ailleurs votre idée ne plaira pas au patron, il le sait, depuis le temps qu’il travaille dans la société. Mais si vous le souhaitez, il peut quand même lui en parler.

Prévenir

Quoi que vous en pensiez, la politique  existe en entreprise et vous devez en tenir compte.

Guérir

Allez voir votre patron vous-même. Ne laissez pas ce collègue jouer avec votre idée :

  • s’en attribuer les mérites si le patron est convaincu,

ou

  • vous assassiner s’il se rend compte que votre patron n’est pas d’accord : “je lui avais bien dit que ça ne vous plairait pas”.

Attention danger

Réfléchir et se remettre en cause, c’est très bien. Néanmoins, il y a une limite : cette attitude fera le jeu du pervers narcissique.
Si vous vous sentez mal dans une relation avec un collaborateur de l’entreprise, répondez à ces questions :

  • Ses instructions ou ses souhaits sont-ils flous ?
  • Vous reproche-t-il tout et son contraire ?
  • A-t-il, dans le passé, été odieux avec d’autres personnes de l’entreprise (et peu importent les raisons) ?

Si vous répondez oui à au moins deux questions, il y a des chances pour que vous ayez affaire à un pervers narcissique et il n’existe que trois solutions :

  1. Fuir !
  2. Fuir !
  3. Fuir !
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