Les 3 compétences clés du bon manager

Etre un bon managerElles ne sont que trois ? Pour être un bon manager ? Clairement, elles seraient plutôt quelques dizaines, voire quelques centaines. Mais heureusement, vous n’avez pas besoin de toutes en même temps. Celles dont vous avez besoin en toutes circonstances sont au nombre de 3 :
• vous manager vous-même ;
• manager votre environnement ;
• manager les autres.

Au commencement, il y a vous

Vos collaborateurs ont les yeux fixés sur vous. Evidemment. N’avez-vous pas les yeux fixés sur votre supérieur, et sur Big Boss ?

Les collaborateurs qui vous observent cherchent à répondre à deux questions :
• Est-ce qu’il (elle) est compétent (e) ?
• Est-ce que je peux lui faire confiance ?

Etes-vous compétent ?

Oui, forcément, vous êtes compétent.
Vous ne seriez pas à ce poste si vous ne l’étiez pas.

Sauf que … il y a dans votre service deux ou trois tâches que vous ne feriez pas aussi bien que la personne qui en a la charge. Sans compter que pour une raison mystérieuse, on vient de vous rattacher la standardiste, l’administrateur réseau et qui sais-je encore. Du standard téléphonique vous ignorez tout. Les réseaux informatiques, vous savez à quoi ça sert mais pas plus.

 

Manager en dehors de votre secteur d’expertise

Utilisez vos connaissances :
Vous possédez certainement 10% des compétences requises pour ces postes dont vous n’êtes pas expert. Si ce n’est pas le cas, vous devez les acquérir rapidement. Elles vous permettront d’évaluer vos collaborateurs en partant du postulat qu’ils auront la même efficacité pour les 90% des compétences restantes.
Mettez-vous d’accord sur les objectifs importants :
Posez des questions à vos collaborateurs :
• Quelles sont les étapes à respecter ?
• Comment saurez-vous que le projet avance comme prévu ?
Demandez à votre collaborateur ce dont il a besoin pour réaliser tel objectif :
Si vous ne savez pas évaluer le besoin de votre collaborateur (est-ce un besoin réel ou essaie-t-il de profiter de votre ignorance pour obtenir une formation dont il a envie ?), posez d’autres questions :
• Comment savez-vous que vous aurez besoin de X ?
• Quels sont les risques encourus si vous n’avez pas X ? Dans quels domaines ?
Mettez votre collaborateur en relation avec ses “clients” :
Vous risquez d’être pris entre deux feux : les collaborateurs d’un service mécontents de ce que leur fournit un autre service. Votre rôle est de vous assurer qu’ils communiquent et qu’ils arrivent à une situation satisfaisante.

Etre compétent est aussi un des critères qui permettront à vos collaborateurs de vous faire confiance.

Vos collaborateurs peuvent-ils vous faire confiance ?

Etre compétent n’y suffit pas. Ils ont besoin de vous connaître, de connaître vos valeurs, de savoir en quoi vous croyez. Il faut accepter de vous dévoiler et aussi d’établir des règles et de les appliquer. Si un collaborateur vous agace parce qu’il arrive en retard mais que vous le tolérez d’un autre, peu importent les raisons et peu importe que l’autre collaborateur soit beaucoup plus performant. Cette différence de traitement sera vécue comme une injustice et les personnes ne sauront pas ce qu’il faut attendre de vous. Par conséquent, ils ne vous feront pas confiance.

Ensuite, il y a votre environnement professionnel

Vous travaillez dans une entreprise qui a ses propres valeurs, sa propre culture, sa propre organisation. Evaluez votre entreprise et évaluez les comportements organisationnels.

Vous pensez peut-être que la politique en entreprise est insupportable.

Politique en entreprise : se livrer à des activités qui influent sur la distribution d’avantages et de ressources.

Malheureusement, elle est inévitable pour trois raisons :
– la division du travail qui entraîne des conflits d’intérêts,
– l’interdépendance des personnes qui, en aucun cas, ne peuvent travailler seules,
– la rareté des ressources qui entraîne une compétition des collaborateurs.
Selon l’entreprise dans laquelle vous travaillez, ces activités seront plus ou moins importantes. Vous devez comprendre comment les conflits d’intérêts se résolvent et comment vous pouvez gagner en influence.

Enfin, il y a vos collaborateurs

Gérez vos collaborateurs comme une équipe (comme un tout) et gérez-les aussi individuellement.

Gérez vos collaborateurs individuellement

Vous devez les connaître, connaître leurs valeurs et savoir en quoi ils croient. Vous devez établir des relations de confiance avec chacun d’eux et leur permettre de progresser dans leur carrière et dans leur emploi. Vous devez savoir quels sont leurs points forts et leurs points faibles.

Gérez vos collaborateurs en groupe

Nous sommes des êtres sociaux et nous avons besoin d’appartenir à un groupe. Personne (ou très peu de gens) n’aime être à l’écart d’un groupe. Par conséquent, vous obtiendrez plus facilement une adhésion globale pour réaliser un objectif si vous vous adressez au groupe plutôt qu’à chacun individuellement.

Gérez vos collaborateurs en période de restructuration

Vous l’avez remarqué : les temps sont durs et vous allez peut-être vous retrouver avec un service amputé de certains de ses membres alors que vous aviez réussi à créer une équipe. Meilleur vous êtes, plus il vous sera difficile de gérer ce genre de situation : vos collaborateurs avaient confiance en vous et se sentent trahis. Leur dire que vous n’y êtes pour rien ? Pas certaine qu’ils vous croient et s’ils le font, vous serez décrédibilisé.

Agissez plutôt ainsi :

• Donnez un maximum d’informations (dans la limite de ce qui est possible, évidemment). Si vous ne pouvez rien dire, assurez-les que vous pourrez en discuter plus tard.
• Expliquez en quoi les changements sont nécessaires. Expliquez plusieurs fois : ce ne sera pas simple pour vos collaborateurs de comprendre.
• Vos subordonnés ne peuvent pas contrôler ce qui va arriver (vous non plus sans doute) : donnez-leur la possibilité d’un mot à dire sur la manière dont les choses vont se passer.
Montrez de la compassion : mettez-vous à leur place (vous y êtes peut-être si un ou plusieurs collègues que vous appréciez sont licenciés) et faites preuve d’empathie en comprenant leur chagrin ou leurs angoisses.

Voilà de quoi réfléchir au bon manager que vous êtes certainement et envisager comment vous pouvez être encore meilleur. Et vous ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment les avez-vous résolues ?

Cet article est le premier article d’une mini-série sur le management :

  1. Tout ce que vous savez sur le management est faux
  2. Les 3 compétences clés du bon manager
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