Comment aborder une évolution de poste en interne

Plongez dans ce nouveau poste – © Mikael Damkier – Fotolia.com

Et si ce nouveau poste en interne était la chance de votre vie ? Pas question d’échouer parce qu’en temps de crise, les échecs ne pardonnent pas. Comment mettre toutes les chances de votre côté pour réussir cette évolution interne ?

Vous avez déjà accepté des défis dans de nouvelles entreprises, mais cette fois-ci, vous n’avez pas forcément cent jours pour convaincre : votre réputation est déjà établie, par conséquent vous n’aurez pas de période de grâce.

1. Utilisez l’expérience acquise lors de vos embauches précédentes.

Remettez en cause la vision que vous avez de ce nouveau poste en interne

Les cabinets de recrutement peignent souvent une situation plus rose qu’elle ne l’est réellement. De même en interne, votre management vous a peut-être décrit la mariée plus belle qu’elle ne l’est. Partez à la chasse aux informations.

Demandez à vos collaborateurs : si vous deviez changer une chose, laquelle serait-ce ?

Vous êtes le plus beau patron

Vous avez rencontré des personnes en accord avec vous : c’est le bonheur, vous pensez que vous allez pouvoir vous appuyer sur ces personnes pour faire avancer votre évolution professionnelle. Au fil du temps, vous vous êtes rendu compte qu’elles ne tenaient pas leurs promesses, et qu’elles étaient systématiquement d’accord avec la personne qui avait le plus d’influence dans l’entreprise.

Prenez le temps d’apprendre à connaître tous vos collaborateurs. Si vous vous appuyez sur des “yes men” notoires, vous perdrez toute crédibilité vis à vis des autres membres de votre équipe.

De plus, les “yes men” éviteront de vous donner toute information susceptible de vous déstabiliser, alors que vous avez besoin de ces informations.

Pour votre évolution de carrière, il vous faut des collaborateurs qui vous présentent la réalité telle qu’elle est.

Mettez de côté vos certitudes

Ce qui a marché dans votre précédent poste ne marchera pas forcément dans le nouveau. Pensez au syndrome “pas inventé ici”. Ce syndrome  conduit une équipe à rejeter une méthode ou un projet venant de l’extérieur au profit de solutions construites en interne.

2. Préparez-vous avant que l’annonce soit officielle.

Vous savez que vous allez avoir cette promotion interne. Inutile d’attendre que l’annonce soit officielle pour vous préparer.

Obtenez les documents internes

Faites-vous communiquer les reportings, les rapports d’entretiens d’évaluation. Obtenez tous les documents qui peuvent vous aider à mieux comprendre le défi auquel vous allez faire face.

Observez

Puisque personne (ou presque) ne sait encore que vous allez bénéficier de cette évolution interne, c’est le moment d’observer le comportement de vos futurs collaborateurs : vont-ils changer de comportement lorsque vous serez leur boss ? Est-ce qu’ils vont devenir plus à l’écoute et plus flexibles ? Si c’est le cas, vous savez que vous ne pouvez leur accorder qu’une confiance mesurée.

Soyez à l’écoute : on se confiera à vous facilement.

3. Anticipez les difficultés

Certaines difficultés sont faciles à anticiper.

Evaluez votre réseau d’influence existant

Vous avez pu compter jusqu’ici sur votre réseau : il a été efficace et vous a aidé dans votre évolution professionnelle. Sera-t-il aussi efficace dans votre nouveau poste ?

Qui peut vous aider à réussir cette évolution de carrière ? Comment pouvez-vous entrer en contact avec ces personnes ?

Redéfinissez vos relations avec vos anciens collègues

Si d’anciens collègues ou d’anciens pairs sont maintenant sous votre responsabilité hiérarchique, il faut que vous redéfinissiez le contrat qui vous lie. Et le plus tôt sera le mieux. Ayez une discussion claire avec eux et expliquez vos nouvelles attentes.

Il est possible que certains d’entre eux n’acceptent pas d’être dirigés par vous. S’ils partent, c’est aussi une opportunité de reconsidérer votre organisation.

Créez de nouveaux indicateurs

A quoi verrez-vous que vous réussissez dans ce nouveau poste ? Vos anciens indicateurs ne sont peut-être plus pertinents.

C’est également vrai pour vos objectifs personnels : qu’avez-vous réalisé jusqu’à présent ? Voulez-vous plus de ce que vous avez ? Attendez-vous quelque chose de nouveau ou de différent de cette promotion ?

Cultivez-vous

Quelle est la culture de votre entreprise ? Si vous arrivez dans un nouveau service, la culture que vous connaissez déjà peut-elle s’appliquer à ce nouvel environnement ? Quels sont les comportements organisationnels que vous devez connaître ?

4. Réfléchissez avant de réorganiser

Les managers adorent réorganiser parce qu’ils montrent ainsi immédiatement qu’ils sont actifs et dynamiques. Mais les collaborateurs, eux, détestent les réorganisations, sources de stress et d’angoisse. Elles ressemblent trop au jeu des chaises musicales : à l’arrêt de la musique il y a moins de chaises (postes).

Si votre objectif est de réduire les coûts, vous ne pourrez peut-être pas y échapper. Mais si votre objectif est autre, quel est-il ?

– Produire plus ?

– Produire plus vite ?

– Améliorer la qualité du service ?

Il faut du temps pour qu’une nouvelle organisation prenne son rythme de croisière et que les réseaux informels, nécessaires au bon fonctionnement d’un service se mettent en place. Par conséquent, votre réorganisation peut d’abord apparaître comme un échec.

Quelles sont les autres solutions possibles ? Pesez les pour et les contre. Si besoin, faites un brainstorming avec votre équipe.

Si vous avez été nommé à ce poste, c’est que votre management vous fait confiance. Vous n’avez besoin de l’approbation de personne pour réussir. Allez-y et pensez à maintenir une vie équilibrée.

 

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